ZENITH
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II. Particularités techniques
1. Mouvement automatique calendrier
A) Organe moteur
L'organe moteur équipé d'un ressort inoxydable autolubrifié et d'un dispositif limitateur de couple à encoches, assure une réserve de marche minimum de 50 heures.
L'arbre de barillet pivote dans deux coussinets en bronze au béryllium, extrêmement résistant à l'usure.
Un nouveau type d'échappement à haut rendement, caractérisé par une roue d'ancre à 21 dents, entretient les oscillations du balancier au rythme de 10 alternances à la seconde.
L'augmentation de la fréquence a nécessité l'application d'un nouveau mode de lubrification des fonctions (lubrification sèche à base de bisulfure de molybdène).
En outre un pont d'ancre, à parois de limitation indéformables, garantit la régularité des fonctions de l'échappement.
L'oscillateur balancier-spiral à vibrations rapides (36000 alternances/heure) procuré une stabilité de marche remarquable au porter. L'organe réglant est équipé d'un porte-piton mobile et d'une raquette en deux pièces à réglage fin.
Le balancier en glucydur est monté avec un spiral autocompensateur amagnétique. Les pivots de l'axe sont protégés contre les chocs par un amortisseur.
D) Tige de remontoir à fixation automatique
Extraction
La tige de remontoir étant en position de re-montage, exercer une pression au moyen d'un outil pointu sur l'axe de tirette.
Le déplacement de la tirette dégage son plot de la gorge de la tige de remontoir, libérant celle-ci qui peut alors être extraite.
E) Couronne à 3 positions
En actionnant la couronne manuellement le remontage s'effectue de la manière suivante :
Le pignon de remontoir (410) solidaire de la tige (401) par l'intermédiaire du pignon coulant (407), entraîne la roue de couronne (421) qui engrène avec le rochet (416).
En tirant la couronne d'un cran, la tirette (443) actionne la bascule (435) ainsi que le pignon coulant (407). Celui-ci entraîne la chaussée (245) par l'intermédiaire du renvoi (450), du pignon de liaison de la bascule du correcteur de quantième (2765/1), du renvoi de minuterie (451) et de la roue de minuterie (260).
En tirant la couronne d'un second cran le posi-tionnement de la bascule (435) ne change pas, ainsi le pignon coulant (407) reste en prise avec le renvoi (450).
Par contre le doigt de tirette (A) se déplace et actionne la bascule de correcteur de quantième (2765/1). L'engrènement avec le renvoi de minu-terie (451) est alors libéré et la transmission s'effectue au correcteur de quantième (2566/1) par l'intermédiaire des pignons de liaison portés par la bascule de correcteur (2765/1). Le correc-teur (2566/1) peut ainsi opérer les déplacements désirés de l'indicateur (2557).
La mise à la date rapide ne s'effectue que dans un sens, vu que la transmission du pignon de correcteur (2544/1) se fait par encliquetage.
F)
Mécanisme de quantième à saut instantané
Dans une montre équipée d'un mécanisme de quantième traditionnel, le changement de date s'effectue généralement de 22 heures environ à minuit. L'indicateur de quantième se décale progressivement par rapport au guichet créant une imprécision de lecture fort désagréable. Cet inconvénient est supprimé par notre dispo-sitif à saut instantané. II est conçu de façon à ce que le changement de date s'effectue instan-tanément à minuit. A cet effet une bascule (2632) coopérant avec le doigt (2552) entraîné par le rouage, arme pro-gressivement le ressort (2633). A l'instant prévu, le doigt libère la bascule qui lui communique en une fraction de seconde, l'impulsion nécessaire à la commande de l'indicateur de quantième (2557) dont la position est constamment assu-rée par le sautoir (2576).
A cet effet, une bascule (2632) coopérant avec le doigt (2552) entraîné par le rouage, arme progressivement le ressort (2633). A l'instant prévu, le doigt libère la bascule qui lui communique en une fraction de seconde, l'impulsion nécessaire à la commande de l'indicateur de quantième (2557) dont la position est constamment assu-rée par le sautoir (2576).
G)
Mécanisme de remontage automatique
Le mécanisme de remontage automatique comprend :
Le remontage automatique s'effectue de la manière suivante :
La masse oscillante (1143) tournant dans le sens contraire des aiguilles d'une montre transmet son mouvement au rochet (416) par l'intermédiaire du mobile de réduction (1481), de la roue-cliquet (1488), du mobile entraîneur de roue de couronne (1482) et de la roue de couronne (421). | Dans l'autre sens, la masse oscillante (1143) actionne le rochet (416) par l'intermédiaire du mobile de réduction (1481), de la roue-cliquet (1488), du renvoi d'inverseur (1499), du mobile entraîneur de roue de couronne (1482) et de la roue de couronne (421). | |
2. Mécanisme de chronographe
De conception robuste et moderne, il est du type à double poussoir, donc d'un fonctionnement très simple.
Une
pression sur le poussoir situé à deux heures provoque alternativement la mise
en marche et l'arrêt de l'aiguille de chronographe.
Une pression sur le poussoir situé à quatre heures provoque, lorsque l'aiguille de chronographe est en position d'arrêt, son retour à zéro. Ce mécanisme comprend également un totalisateur des minutes (30 minutes) ainsi qu'un totalisateur des heures (12 heures).
II se distingue des chronographes usuels par de nombreux perfectionnements dont :
Afin de garantir des fonctions très précises, une attention particulière a été portée à la roue à colonnes, véritable poste de commande du chronographe. Elle pivote autour d'un canon riveté qui lui assure un positionnement parfait.
Les colonnes traditionnelles sont remplacées par une couronne taillée, très robuste.
B) Le baladeur
Le
baladeur est chassé sur un axe, qui pivote comme la roue de baladeur dans des
coussinets et contribue ainsi dans une large mesure au bon fonctionnement de
cet organe.
C) Le sautoir de compteur des minutes
Comme
le baladeur, ce sautoir est également chassé sur un axe pivotant dans des coussinets.
Un ressort de rappel indépendant permet de régler sa fonction.
D)
Le marteau (réglable) de chronographe
Lorsqu'on exerce une première pression sur le poussoir situé à deux heures, la roue à colonnes (8070) soulève le marteau de chronographe (8220). Celui-ci, au moyen de sa goupille (P) vient alors se fixer dans une encoche du ressort (8350). Les mobiles de chronographe (8000) et de compteur de minutes (8020) sont ainsi libérés.
Lors
de la remise à zéro, le marteau de chronographe (8220) se libère de l'encoche
du ressort (8350). Puis sous l'action de celui-ci, la dernière phase de remise
à zéro s'effectue automatiquement par le glissement de la goupille (P) le long
de la courbe (C).
Ce système a l'avantage de rendre les fonctions des marteaux de chronographe et d'heures totalement indépendantes l'une de l'autre.
D'autre
part, un mécanisme fixé sur le marteau de chronographe permet au moyen d'une
vis, de régler facilement la position des pannes du marteau avec les cœurs.
Pendant que la fonction de remise à zéro du marteau de chronographe (8220) s'effectue, le marteau d'heures (8680) ramène le compteur d'heures (8600) à son point de départ par pression de la bascule de remise à zéro (8180).
Comme nous l'avons vu précédemment, il n'est plus nécessaire de synchroniser ces deux fonctions.
Des rallonges de poussoirs fixées à la platine au moyen de verrous facilitent l'emboîtage et le déboîtage du mouvement.